Tammuz, le dixième mois du calendrier hébraïque en comptant à partir de Rosh Hashanah et le quatrième à partir de Nisan, tombe généralement entre juin et juillet dans le calendrier grégorien. Son nom, censé avoir des origines babyloniennes, dérive du héros antique Dumuzid.
Connu pour sa chaleur estivale intense en Israël, Tammuz dure 29 jours et est associé à la tribu de Reuben. Sous le signe du zodiaque du Cancer, ce mois marque un temps de célébration et de solennité.
Historiquement, Tammuz initie une période de deuil de trois semaines menant à Tisha B'Av, commémorant la destruction des deux Temples de Jérusalem. Le 17 de Tammuz, un jour de jeûne mineur, marque la brèche des murs de Jérusalem avant la chute du Second Temple.
Pourtant, malgré ces associations tristes, Tammuz représente également le bel été israélien. C'est une période où les raisins, les figues, les grenades et autres fruits d'été mûrissent, peignant le paysage de couleurs et de saveurs vibrantes.
Cette dualité est magnifiquement capturée dans la chanson de Naomi Shemer de 1979 "Au milieu de Tammuz". Les paroles juxtaposent la tristesse de la mort à l'éclat joyeux des fruits et des célébrations de la vie. À travers sa mélodie et ses mots, la chanson tisse une tapisserie d'émotions, avec le refrain "Triste de mourir au milieu de Tammuz" servant de rappel poignant de la fragilité de la vie au milieu de l'abondance de la nature.
Aujourd'hui, cette chanson résonne profondément avec le peuple d'Israël. Alors que la nation est aux prises avec la guerre en cours, les pensées se tournent vers ceux qui sont encore captifs à Gaza, vers les soldats qui ont fait le sacrifice ultime, et vers tous ceux dont la vie a été bouleversée. Pourtant, même dans ces temps difficiles, il y a espoir de paix et de bénédictions divines dans cette belle terre.
Triste de mourir au milieu de Tammuz
Les drapeaux d'été sont hissés haut,
En haut du mât une colombe roucoule et ne cessera pas.
Pour ton été et ta récolte, des acclamations sont tombées.
Triste de mourir au milieu de Tammuz
Surtout quand les pêches abondent,
Et tous les fruits rient dans le panier.
Et pour ton été et ta récolte, des acclamations sont tombées.
Triste de mourir au milieu de Tammuz,
Maintenant au milieu de Tammuz nous mourrons
Aux vergers orphelins de fruits.
Acclamation après acclamation, tombant tombera
Pour ton été et ta récolte, et pour tout...
Triste de mourir au milieu de Tammuz
